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Entrevue réalisée avec Sandrine Masse-Savard, Andrée Levesque-Sioui et Marie-France Mathieu Quelle a été votre motivation à prendre part à ce projet?
Sandrine : J’ai une éducation musicale classique mais ai également baigné dans une culture musicale autochtone. Pour moi, marier ces deux monde a toujours été un rêve, et mettre à profit mon expertise en composition orchestrale pour élever la langue et la culture wendat était ma principale motivation à prendre part au projet.
Marie-France J'ai toujours voulu en savoir davantage sur nos voisins huron-wendat. Sur leur culture, leur musique et leur tradition. S'il y a bien un chose qui unit tout les peuples, c'est la musique, car elle est présente dans chaque culture. J'ai germé cette idée de collaboration depuis quelques années déjà et je savais que ce projet me permettrait de garde l'esprit ouvert pour apprendre de mes deux collaboratrices. Je voulais un projet rassembleurs et réjouissant.

Qu’avez-vous apprécié de votre collaboration?
Sandrine : C’était la première fois que je collaborais avec une autre compositrice pour une même œuvre et j’ai beaucoup apprécié le défi que représentait la façon de travailler en équipe avec deux autres femmes. J’ai énormément apprécié la cohésion de l’équipe de travail et l’esprit collaboratif du projet.
Marie-France : J'ai apprécié la communication transparente et respectueuse entre nous trois. Cela a permis un partage de nos visions et de nos sensibilités artistiques respectives. Faire équipe avec Andrée et Sandrine pour la composition. Nous nous sommes rejointes sur les thèmes de la réconciliation et de l'importance de la nature pour chacune de nous, ce que nous avons exprimé à travers notre créativité musicale. Ce fût une collaboration très inspirante et significative pour moi.

Quels impacts cette collaboration et ce projet ont eu sur vous et sur votre démarche artistique?
Sandrine : Ce projet a ouvert une porte importante au niveau de ma carrière musicale, et m’a permis d’avoir confiance en moi au niveau de la composition. Il m’a donné soif de faire d’autres œuvres orchestrales pour solistes autochtones qui mélangent éléments traditionnels et musique classique, et donc j’ai maintenant quelques projets futurs qui s’inscriront dans cet univers musical.
Marie-France : Co-composer et co-orchestrer Kwayaweh a été une expérience musicale fascinante. Puisque toute la musique orchestrale tournait autour des chants wendats et du respect de leur forme et tempo, j'ai du pousser ma créativité et mon sens artistique au-delà de ma zone de confort. Tout comme l'oeuvre qui décrit un voyage en canot, cette collaboration en a été un pour moi. Je me suis aventuré dans un territoire proche, mais pourtant méconnu où en j'ai autant appris sur nos voisins les hurons-wendat que sur moi-même.